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Bilan provisoire du BtoC et essai de prospective

Succès :

  • des produits dématérialisés et/ou à offre contrainte (ex: tickets)
  • Des produits à renouvellement rapide et fins de série nombreuse (high tech)
  • Des biens matériels culturels

Faible succès :

  • de la grande distribution alimentaire (flop tant des start-ups que des filiales de groupes bien implantés !)
  • de la VPC on line (faible migration vers l’e-commerce)
  • de certains biens pourtant dématérialisables (presse, guides touristiques,…)
  • Globalement, les « mandarins » (les grands groupes de « l’ancienne économie ») ont maintenant « colonisé » l’e-commerce, alors que peu de « barbares » (start-ups pure-players) se sont maintenus (quelques gros nouveaux acteurs internationaux comme e-bay ou opode, qui ont pourtant mené des campagnes de promotion très discrètes; peu de petits.
  • Apparition de firmes hybrides (« click and mortar »)
  • Beaucoup moins de désintermédiation que pronostiqué. Ainsi les agences de voyages n’ont pas disparu. Les start-ups sont souvent confinés à une position de « soldeur », comme pour les biens « high-tech ».
  • Succès (un peu paradoxal vu une asymétrie informationnelle) du négoce en ligne de produits d’occasion
  • Succès d’infomédiaires numériques (‘shopbots’), tels Kelkoo.
  • Flop de la plupart des galeries marchandes virtuelles (surtout si elles étaient généralistes et multi-sectorielles)
  • Succès des approches « clicks & mortals » transférant des prestations vers le client grâce au web (ex: Web-banking, couponing, devis en ligne)
  • Succès modéré des comparateurs de prix en ligne, le consommateur préparant sur le Web ses achats
  • Succès des approches « communautaires »
  • Succès des système de ventes aux enchères en ligne, permettant des rapides et juteux déstockages.

Le commerce virtuel n'a remplacé que rarement la boutique physique. Il vient souvent en support.

Quelques tendances probables :

  • Développement du modèle e-business « Producteur », celui-ci pouvant être conciliable avec la vente via distributeurs.
  • « Mass Customization », surtout au niveau des sites de fabricants (ex: Kickers, ipods gravés par laser,…), source intéressant d’information sur les attentes des clients
  • Social Shopping (comme complément au traditionnel « bouche à oreille ») => suivre sa marque (ex: http://www.omgili.com/ )
  • Internet Mobile couplé aux application de localisation, favorisant la diffusion de l’information et les achats impulsifs
    • Une vision (commerciale) des futurs usages "mobiles"
    • Développement de la réalité augmentée (voir ce billet)
  • La fourniture dématérialisée d’informations et d’œuvres contre publicité et/ou données personnelles (modèle du « gratuit »), ou en bundling (lié à un abonnement auprès d’un opérateur,…).
  • Mouvement sociologique de fond substituant progressivement l’achat en magasin « ennuyeux » par l’achat à distance, y compris pour les populations urbaines, et même pour des produits périssables => e-commerce de proximité (produits courants), facilité par les smartphones (combinant technologies de communications mobiles & localisation)
  • C2C : seconde main
  • Démocratisation : vers les personnes âgées, vers les TPE

 

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