ee31

3.1. Pourquoi et comment les TIC sont devenues des outils importants pour une entreprise ?

 Voir partie 1. 

Evolution des tendances managériales et économiques

 

3.2. L’E-Business

Une définition (parmi d’autres) :

Processus d’intégration d’applications… électroniques…pour faciliter la communication et la gestion de l’information…  entre départements et avec l’extérieur

ee32

Typologie des relations avec l’extérieur

Il s’agit des 3 principales catégories d’E-Business  (BtoC, BtoB, AtoB)

L’E-Business est une démarche imbriquée dans le fonctionnement de l’entreprise, le « système nerveux » électronique de l’entreprise. Il ne résume pas au site Internet « carte de visite », qui se limite à diffuser de l’information vers l’extérieur, avec des implications internes limitées : généralement le département « vente » et/ou « communication »

Les départements concernés :

ee34

3.3. Opportunités « e-Business » : 

 Objectifs de l’E-Business :

La mise en œuvre d’un projet d’e-business doit procurer une création de valeur pour :

Ainsi le client doit notamment trouver un intérêt pratique / financier à effectuer une transaction en ligne, à défaut de quoi il continuera à envoyer une commande par téléphone / fax, le fournisseur, perdant dès lors tout l’avantage de la mise en place en interne d’un projet d’e-business d’intégration électronique des commandes.

Exemples d’objectifs poursuivis par un projet d’E-Business :

 (Source : O. DEWASSEIGE 2003)

Typologie des opportunités

L’e-Business est susceptible de contribuer à atteindre les 3 objectifs traditionnels poursuivis par une entreprise :

1. Croissance du chiffre d’affaires potentiel:

=> Logique stratégique de domination du marché

ee35

 2. Rentabilité accrue

=> Logique stratégique de domination par les coûts

3. Efficacité et réactivité renforcées

=> Logique stratégique de différenciation et/ou spécialisation

 

Zoom sur le S.C.M. (Supply Chain Management)

…ou optimalisation de la gestion de la chaîne logistique, de façon intégrée (= dans son ensemble, et non plus segment par segment) 

3 grands types de logistique à intégrer :

Zoom sur les C.R.M. (Customer Relationship Management)

…ou gestion des ‘relations clients’ (approche one-to-one):

 Intégration des informations ‘marketing’, ‘vente’ et ‘après-vente’ : meilleure connaissance des besoins et attentes de la clientèle ou des prospects, fidélisation, achats croisés.

Objectifs:

=>  « Marketing relationnel »

 4 Phases :  Identifier => Segmenter =>Affiner =>Personnaliser l’offre

3.4.  Stratégies « e-Business » de création de valeur

 Stratégies spécifiques de « dot.com » (hors cyber-commerçants)

Les différentes manières de rentabiliser un site Internet ?

Le Professeur RAPPA a proposé une typologie des ‘Website Models’, avec 9 grandes catégories, pouvant être affinées en sous-catégories (un site pouvant recherche plusieurs modèles)  : 

Les 3 premiers modèles sont du type ‘relationnels’, les 4 derniers du type ‘transactionnels’, les modèles ‘communautaires’ et ‘intermédiaires’ pouvant être mixte.

Les différentes manières de rentabiliser un site Internet ‘Web 2.0’ ?

Parmi les multiples définitions du Web 2.0. en circulation, relevons : Concept désignant à la fois des nouvelles technologies (ou un agrégat de technologies existantes, tel ‘Ajax’) et des nouvelles fonctionnalités qui, depuis 2004-2005, ont rendu l’Internet plus « participatif », voire « collaboratif », en permettant notamment une personnalisation très poussée des sites.

4 formes de monétisation peuvent être recherchées. Elles sont souvent combinées :

Et un 5e modèle rarement avoué : Être repris par une autre société !

L’objectif est d’être tellement incontournable sur une niche pour devenir la cible d’une offre d’achat d’une société plus importante.

Lire :  No free lunch sur le Web 2.0 : Ce que cache la gratuité apparente des réseaux sociaux numériques (Regards Economiques – UCL – mai 2008 - http://regards.ires.ucl.ac.be/Archives/RE059.pdf)

Le marché de la publicité en ligne proche d’une bulle ?

Risque de retour de manivelle en le prônant comme principal modèle d’affaires (aux USA l’expression « get eyeballs » est employée: scotcher les globes oculaires derrière l’écran pour créer le marché publicitaire; à l’image de la pub TV : « vendre du temps de disponibilité du cerveau »)

Ex: menace pour la rentabilité de Facebook : ne sera-t-il pas contraint de faire payer les gros utilisateurs (> 200 amis) afin, de couvrir ses coûts ? (voir http://www.e24.fr/chroniques/tectoniquedesclics/article16472.ece) .
De même, Dailymotion ne fera-t-il pas payer la conservation des vidéos ?

Freins et obstacles à prendre en compte

Attitude par rapport à l’E-Business

Dans des sociétés existantes, différentes positions sont prises par le management face au changement potentiel lié aux perspectives de l’e-business :

Gestion du facteur humain

Si pour l’entreprise qui se décide à lancer un projet, l’e-business peut être, en théorie, un levier important pour faire évoluer sa stratégie, en pratique, des désillusions peuvent survenir, en raison notamment :

 Importance de savoir gérer le capital humain (=>veiller à ce que le personnel trouve un intérêt au projet d’e-business afin de mieux accepter le changement)

ee36

 

Processus généralement progressif (intégration par étapes des différents flux d’informations internes et externes).

Conséquences indirectes sur la RH

Notes de cours de Damien JACOB - Version de janvier 2009

Sources utilisées pour les graphiques : AWT, e-BUSINESS WATCH (UE), F. CAVAZZA, J-M.YOLIN, Pr RAPPA, O DEWASSEIGE.