Quels sont les impacts environnementaux de nos achats en ligne ?

Pour un développement durable de l'e-commerceFrance Stratégie, le CGEDD, et l’Inspection générale des finances publient un rapport « Pour un développement durable du e-commerce « .

Cette mission n’a pas mis en évidence de différence fondamentale dans les modes de production des produits vendus en magasin ou en ligne, même si le commerce en ligne a des positions très fortes dans les secteurs où les importations de pays hors Union Européenne sont majoritaires (produits électroniques, vêtements, jouets…). La principale différence de bilan GES relevée entre ces deux canaux de distribution repose donc sur les étapes finales d’entreposage et de distribution au consommateur.

Ce rapport souligne que, pour être efficace du point de vue environnemental, la livraison du dernier kilomètre doit privilégier les flottes décarbonées et optimiser les flux.

S’agissant de l’artificialisation des sols, l’augmentation du nombre d’entrepôts liée au commerce en ligne contribuerait à hauteur de moins de 1 % de la consommation annuelle d’espaces naturels.

Les recommandations suivantes sont émises:

  1. Améliorer l’équité en matière de fiscalité, de protection du consommateur et de concurrence entre les différentes formes de commerce. La possibilité pour les géants du numérique d’échapper largement à l’impôt doit être corrigée par l’adoption d’une fiscalité plus adaptée. La mise en place d’une compensation carbone aux frontières de l’Union européenne permettra également d’internaliser l’impact environnemental dans les prix.
  2. Mieux prendre en compte la logistique dans l’aménagement territorial.
  3. Améliorer le bilan environnemental du commerce en ligne en réservant l’accès aux zones urbaines à des véhicules émettant moins de particules fines et de gaz à effet de serre (GES), dans des délais brefs adaptés au contexte local, avec un accompagnement adapté. La mission recommande de privilégier la livraison en point relais en zones urbaines et de rendre obligatoire une facturation distincte de la livraison ainsi que la communication du bilan carbone de celle-ci pour permettre au consommateur de choisir son délai de livraison.
  4. Encourager la numérisation des acteurs économiques français afin de promouvoir un commerce en ligne durable. L’objectif est de permettre aux TPE/PME de créer ou de participer à des outils de commerce en ligne efficaces sur le marché local et national comme à l’exportation.
  5. Créer un label « commerce en ligne durable » plus ambitieux que la réglementation en associant des critères environnementaux, sociaux et économiques afin de permettre aux consommateurs de mieux identifier les acteurs du marché les plus responsables.

Rapport complet